LA   S.M.M.
(Self Maid Money )


Une monnaie naturellement Sociale et Solidaire


Contribution à la conception d'une nouvelle économie

(Roger Robin 08/2019)


Véritable laboratoire de l’économie de demain, l’entrepreneuriat social
fait l’objet d’un engouement sans précédent. Du commerce équitable aux
entreprises d’insertion, de la micro finance aux innovations sociales dans
le champ de l’environnement, de la lutte contre l’exclusion à l’égalité des
chances, les entrepreneurs sociaux ne cessent d’inventer de nouvelles
méthodes pour répondre aux enjeux d’intérêt général.
(Barthelemy, Amandine et Slitine, Romain, Entrepreneuriat social innover
au service de l’intérêt général, Paris, Vuibert, 2014.)
Nous allons tenter de proposer ici une nouvelle approche, beaucoup plus globale et surtout beaucoup plus générale du sujet, en le prenant à sa source : la Monnaie. Nous allons essayer d'expliquer comment un autre type de monnaie que celui que nous utilisons peut, à lui seul, naturellement et globalement changer l'Economie toute entière et la rendre à la fois plus "humaine" et plus performante. Cette nouvelle conception de la monnaie porte le nom d' SMM , une monnaie qui au lieu d'appuyer sa valeur sur des richesses matérielles ne s'adosserait que sur le bon usage qui en est fait et la richesse qu'elle permet de générer. Ce simple changement de base monétaire modifie fondamentalement les caractéristiques de la monnaie.
A notre avis il corrige nombre de défauts des monnaies traditionnelles et procure à ce nouveau type de monnaie les qualités qui sont généralement attendues des modifications de comportements économiques.



NDR .Dans le but d'alléger le texte nous avons reporté en annexe les détails et explications, accessibles par liens hypertexte.
Nous sommes à disposition pour tout autres informations écrivez nous à l'adresse service@quietart.fr

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Premiere partie
Le POURQUOI



- J'ai un stylographe, il a de la valeur, sa plume est en or son capuchon incrusté de nacre
- J'ai un stylo, il a de la valeur, c'est une pièce rare, il n'en a été produit que 50 comme celui là
-J'ai un stylo, il a de la valeur, il me sert à longueur de temps, c'est avec lui que j'écris mes romans. Sans lui je n'aurais jamais publié mes mémoires


Il en est de même des monnaies. Nous connaissons et vivons dans le monde des monnaies dont la valeur repose, est assise, sur de la richesse matérielle. Nous connaissons aussi les monnaies comme le Bitcoin dont la valeur est assise sur une relative rareté entretenue par un algorithme. Puis il y a la SMM dont la valeur n'est due qu'a l'usage qui en est fait. Elle n'a de valeur que parce qu'elle est utile. Sa valeur est liée directement à la richesse qu'engendrent les échanges qu'elle permet de réaliser. C'est de cette monnaie là que nous parlerons ici. Nous allons successivement en regarder les particularités, en détailler le concept, voir comment une telle monnaie peut se concevoir et en fin fournir les détails de réalisation d'une application pratique dans le cadre de monnaies Locales Complémentaires (Le Bizou)



Lorsque nous parlons de "Monnaie Naturellement Sociale et Solidaire" nous voulons dire que ces deux particularités sont génétiquement inscrites dans la définition que nous avons donné de la SMM., Une SMM ne peut être autrement. Il n'est aucune démonstration à en faire, La simple réflexion suffit pour s'en convaincre : Si nous disons qu'un triangle équilatérale a trois cotés égaux, il en découle sans ambigüité qu'il a également trois angles égaux. L'égalité des cotés d'un triangle équilatéral implique "naturellement" l'égalité des ses angles.
Lorsque nous dirons que la SMM est une monnaie "Sociale" nous allons vouloir dire qu'elle porte en elle les qualités pour tendre à corriger les inégalités que les monnaies traditionnelles ne contribuent qu'a amplifier.
Lorsque nous en dirons que cette monnaie est naturellement "Solidaire", nous voudrons dire que l'intérêt de chacun va toujours dans le sens du bien collectif, que par intérêt personnel chacun se doit, est amené, à agir dans le sens du bien général contrairement à ce qui se passe dans le cas des monnaies basées sur la richesse matérielle où le plus souvent le bien personnel n'est trouvé qu'au détriment d'autrui.


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Les échanges créent de la richesse. Supposons que nous sachions faire une monnaie qui ne ressemble pas du tout aux monnaies que nous connaissons, dont la valeur soit strictement proportionnelle à l'usage qui en est fait, c'est à dire à la valeur de ce qu'elle permet d'échanger. Supposons aussi que cette monnaie là soit en quantité constante ou plus exactement en quantité proportionnelle au nombre de ceux qui l'utilisent.
Ne vous posez pas déjà la question de savoir comment on fait ça, réfléchissez seulement aux conséquence qui en découlent.
1) une telle monnaie circulerait à vitesse constante. sans que l'on ait quoi que ce soit à faire pour ça.
2) elle serait toujours, quelle que soit l'activité économique, en quantité strictement adapté à cette activité sans qu'il y ait besoin comme aujourd'hui de recourir à de la monnaie d'endettement lorsque l'activité s'amplifie et à de à la destruction monétaire lorsque l'activité diminue
3) la valeur journalière de cette monnaie résulterait d'un simple calcul sur la base des échanges effectués sans qu'il n'y ait besoin d'aucune cotation boursière donc sans aucun risque de manipulation ni de spéculation. Il n'y a pas de démonstration à en faire, il suffit seulement de bien réfléchir, ce sont les conséquences directes des deux suppositions.
Si nous comparons cela à ce qui se passe dans le cas des monnaies traditionnelles nous voyons qu'il n'y à aucune comparaison possible, pratiquement tous les problèmes de l'économie et de la vie monétaire disparaissent .... Encore seulement un peu de réflexion pour s'en convaincre, mais reconnaissez que rien que pour cela, ça mérite de s'y intéresser.


Maintenant continuons à imaginer, toujours sans se poser de questions sur le "comment faire". Supposons que nous soyons en mesure,, que nous sachions isoler, chaque fois que cette monnaie change de valeur; les variations de la masse monétaire ( le produit de la quantité de monnaie par la valeur journalière de cette monnaie). Si nous avons faire ça :
1) lorsque la valeur de la monnaie baisse il y a destruction monétaire. Cela ne change pas la quantité de monnaie, cela ne fait que baisser sa valeur. Tous les possesseurs de cette monnaie voient leur capital décroitre proportionnellement au montant qu'ils détiennent. En valeur absolue les plus riches perdent beaucoup, le pauvres beaucoup moins, les très pauvres, ceux qui n'ont rien, ne perdent rien du tout.
2) supposons que par une astuce quelconque, toujours sans changer la quantité de monnaie en circulation, lorsque la valeur de la monnaie s'accroit nous sachions répartir l'accroissement de la masse monétaire uniformément, égalitairement, entre tous les utilisateurs, tout le monde pauvres comme riches, ni plus ni moins, bénéficient de la création monétaire.
Si nous comparons cela à ce qui se passe dans le cas des monnaies classiques c'est le jour et la nuit. Dans un cas l'argent vat à l'argent, les riches profitent de la création monétaire, les plus pauvres n'ont rien, Cela conduit inexorablement à la concentration de la richesse que nous connaissons avec le besoin de dispositions de redistribution toujours mal perçues par les uns comme par les autres et avec les problèmes sociétaux que nous connaissons (les gilets jaunes dans les rues )
Si nous parvenons à répartir la richesse crée comme indiqué c'est la monnaie elle même qui se charge de la redistribution, elle devient une monnaie "sociale"
3) Continuons à réfléchir. Si comme nous l'avons dit nous sommes en mesure d'isoler la prise de valeur de la monnaie entre deux instants nous pouvons totaliser cette prise de valeur sur une longue période, entre le moment ou un utilisateur entrerait dans le système et le moment où il en sortirait. Cette prise de valeur c'est la richesse que l'utilisateur a contribué à créer. C'est elle qui donne valeur à la monnaie, c'est sur elle que s'appuie la monnaie. Chacun est l'auteur d'un part de la richesse sur laquelle s'appui la monnaie, nous pouvons dire qu'il est l'auteur d'un partie du patrimoine de la communauté. Nous pouvons faire en sorte que ce patrimoine lui appartienne en propre. C'est une part de patrimoine immobilisée au sein de la communauté tant qu'il exerceau sein de celle-ci mais qui lui revient, de plein droit, le jour ou pour une raison ou une autre il devait la quitter. Il reste à comprendre très précisément la nature de la valeur de la monnaie SMM
Elle est en relation directe avec l'usage qui est fait de cette monnaie. La SMM a de la valeur parce qu'elle est utile.
La première utilité d'une monnaie est de faciliter les échanges. C'est son utilité économique. Cependant cette utilité s'étend, indirectement, beaucoup plus loin. Par exemple elle est vecteur de relations humaines, elle peut être créatrice d'emplois, par le choix de ses utilisations elle facteur de développement culture, associatif, environnement ..... Elle apporte du "mieux vire", ce que nous avons appelé, au sens philosophique, de "la vie bonne". C'est sur tout cet ensemble que repose, par définition, la valeur de la SMM
Cela comprend des éléments de valeur matérielle comme des éléments de valeur subjective.
La vie bonne ne se chiffre en € pas plus qu'en $. Pour donner une valeur à la SMM il faut avoir recours à une autre Unité de Valeur que celles que nous connaissons. Nous verrons par la suite que cette Unité de Valeur est assez bien représentée par le "panier de la ménagère premier élément du bienêtre. C'est par ce biais qu'un lien, pourrait on dire un un taux de change peut être établi entre elle et les monnaies traditionnelles. Ce lien a un sens très concret. Un observateur extérieur au système monétaire SMM, voyant le bénéfice que cette monnaie procure en terme de vie bonne, serait tenté d'appartenir au groupe de ses utilisateurs. Il se dirait prêt, pour cela à payer, en monnaie courante, son entrée dans le groupe privilégié des utilisateurs de SMM.
Cette valeur est à rapprocher de la valeur patrimoniale que chacun des participant s'est constitué et dont il disposerait le jour où il quitterait le système. Ce jour là il serait vendeur de son patrimoine, l'observateur extérieur désireux d'entrer dans le système serait acheteur de ce même patrimoine. Ce serait ce jour là l'occasion d'une négociation entre les deux intéressés C'est ce qui garanti la justesse de l'appréciation. Nous pourrions presque parler de valeur boursière, découlant des lois de l'offre et de la demande

Ainsi la vraie valeur de la SMM est celle que des observateurs extérieures lui accordent au vu du bienêtre qu'ils lui attribuent. C'est une valeur éminemment subjective. Le mérite de l'algorithme sur lequel repose la SMM est d'objectiver cette valeur sur la base de données formelles. Objectivement, les mérites de la SMM sont en rapport, proviennent, de son usage, lequel est chiffrable, jour après jour; en fonction du montant échangé.


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Le mérite accordé à la SMM par les observateurs extérieurs tiet évidemment aux échanges qu'elle permet de créer. Cependant cette appréciation s'étend bien au delà. L'observateur prend en compte tout l'environnement sociétal. Il accorde autant d'importance à des sujets non monétaires qu'a l'activité économique proprement dite. Des fleurs au balcon, une activité culturelle, ....ou la mise à disposition de services. Qu'il y ait dans la communauté une couturière susceptible de recoudre un bouton ou un jardinier capable de venir tondre le gazon. Cependant tout ces autres éléments sont preuve de richesse, ils proviennent le plus souvent de forme diverses d'investissement qu'il s'agisse d'aides de subventions ou de crédit accordés. La collectivité est riche de ce qu'elle accorde au bien commun pour peu que celui-ci soit "utile" à l'ensemble. Une partie de la valeur de la SMM lui vien des investissement qu'elle permet de réaliser . Pour elle, cette valeur investie lui permet d'assoir de la création monétaire, Cela veut dire en clair que l'investissement utile et reconnu comme tel est ou peut être financé par la prise de valeur de la monnaie. Si dans le contexte de la monnaie traditionnelle l'investissement se doit d'être "rentable", dans le cas de la SMM il ne lui est seulement demandé qu'être réellement "utile" et d'utilité reconnue de tous. C'est ce qui permet au système d'accorder aussi bien à des personnes physique que morales, des crédits non remboursables et évidemment sans charge d'intérêt. Le crédit (du mot croire) ne porte pas sur le remboursement d'une dette mais su l'utilité collective de l'investissement. Ceci a une porté sociale considérable, Elle fait disparaitre l'inégalité entrepreneuriale entre riche et pauvre. Un riche entrepreneur n'a besoin que de faire glisser une prtie de sa fortune vers l'investissement sans en modifier le montant (il n'est ni plus ni moins riche apres avoir investi) il n'a a supporte ni charge de remboursement ni charge d'intérêt, alors que plus pauvre devant emprunter se doit, toutes chose égales par ailleurs de "rentabiliser" son investissement. Tout le jeu concurrentiel se trouve ainsi faussé. Le fait que dans le cas de la SMM le montant des investissements provienne de création monétaire et non d'emprunt rétabli l'équilibre. Une nouvelle fois ce fait est du uniquement à la nature de la monnaie. Cela fait partie de ses caractéristiques naturelles Il est utile pour la communauté d'avoir un jardinier, un jardinier se doit d'avoir une brouette. La création monétaire va permettre de la fiancer dans la mesure où disposer d'un jardinier est un élément de valorisation de la communauté. C'est la réponse de la SMM au problème de disette monétaire que connaissent nos sociétés contraintes par la nature de la monnaie.
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Tout cela ne tient qu'a la définitions que nous avons donné de la SMM. Toutes les caractéristiques que nous venons d'évoquer et qui distinguent la SMM des monnaies traditionnelles ne découlent strictement que du changement de support de la monnaie, dans un cas de la richesse matérielle, dans l'autre de l'usage. Il s'agit au sens propre d'un changement de nature. Naturellement, une monnaie assise sur la richesse qu'engendre l'usage qui en est fait, a les caractéristiques, dans le cas présent, les qualités recherchées dans le cadre d'une nouvelle économie, ce qu'il est convenu d'appeler une ESS. Voilà donc au total une monnaie, qui, rien que par le fait qu'elle s'appuie sur la richesse qu'elle permet de créer (au lieu de s'appuyer sur une richesse extérieure comme celles que nous connaissons), a des propriétés tout à fait remarquables. Elle à toutes les qualités pour être une bonne monnaie sur le plan strictement monétaire, réduire les risques de crises et la spéculation, Elle a tout un ensemble de caractéristiques qui en font une monnaie "sociale", qui évite la concentration abusive de richesse, qui évite la nécessité de redistribution, qui va même, pour chacun, jusqu'a se créer un petit patrimoine personnel et nous le verrons par la suite jusqu'a donner aux plus pauvres les mêmes chances et les mêmes conditions entrepreneuriales qu'aux plus riches.

Si nous allons jusqu'au bout des choses, c'est une vraie création monétaire, c'est une monnaie nouvelle qui ne doit rien à aucune autre. Une monnaie purement créatrice de richesse, une monnaie de vrai développement économique (par opposition aux monnaies complémentaires qui ne font que déplacer une activité économique)


Voila, c'est ça le but, la raison d'être de la SMM. C'est ça le concept d'une monnaie qui s'appuie sur la richesse qu'elle permet de créer.
Si nous cherchons une formule qui résume un peu tout, nous pourrions dire : que beaucoup travaillent à concevoir une "Economie Sociale et Solidaire" utilisant la monnaie que nous connaissons. Ce que est proposé est une Monnaie Sociale et Solidaire à base de laquelle il est possible de créer une Economie plus humaine

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La SMM procède de la Nouvelle Economie. Elle en fait partie intégrante au même titre que les autres composantes. Elle découle du même concept, l'exploitation grâce, aux nouvelles technologies, de richesses inexploitée ou sous exploitées jusque là. Elle exploite "l'usage", "l'utilité sociale" des services et des biens, au profit de ceux qui l'exploitent pour leur apporter un pouvoir d'achat, un pouvoir de création de bien être supplémentaire. Même si son but premier n'est pas de dégager du profit, la SMM est susceptible de générer un chiffre d'affaire tout à fait considérable, plusieurs millions d' Euros annuels pour des communautés de 1000 adhérents . Vu sous cet aspect, la SMM, indépendamment de ses qualités sociales et sociétales, prend un caractère de service d'une portée universelle qui devrait l'appeler au plus grand dévelopement.

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Nous avons surtout regardé jusqu'ici l'aspect Social et Sociétal de la SMM. Nous devons revenir sur son aspect économique.
La SMM est une monnaie Locale elle s'adresse même à de très petites communautés. A ce titre elle a toutes les caractéristiques des autres monnaies complémentaires : objet d'identité, d'appartenance à une communauté, concentration du commerce locale, rapprochement commercial entre l'offre et la demande .... Elle apporte, plus que toute autre, un réel pouvoir de gestion et de maitrise de l'outil d'échange aux utilisateurs.
Une SMM ne sort jamais de la communauté à laquelle elle appartient.
Le problème de fond que présente ce genre de monnaies d'usage local vient du fait qu'il ne permet pas d'atteindre une diversité de l'offre commerciale répondant aux besoins des consommateurs. Une petite communauté ne peut disposer de l'ensemble des commerces couvrant les besoins de ses adhérents, les commerces ne trouvent pas dans la communauté le potentiel suffisant de clients.
L'offre est réduite, la clientèle trop peu nombreuse pour assoir une économie suffisante à entretenir (sans subvention) une monnaie sur le long terme. C'est sans doute l'une des raisons de leur disparition prématurée (2 ans en moyenne) Ce serait sans doute le cas de la SMM si elle se contentait d'être monnaie locale.
Tout en restant purement locale, les SMM permettent les échanges intercommunautaires.
Les différents serveur équipant chacune des communautés forment un vaste réseau permettant à chacun d'échanger, dans sa propre monnaie, avec l'adhérent d'une autre communauté.
Cette possibilité est offert grâce au fait que bien que chaque communauté applique ses propres règle de gestion de SA monnaie, toutes les SMM répondent du même concept appliqué par un même algorithme. Elles sont compatibles entre elles.
Tout en étant indépendantes et autonomes les communautés peuvent échanger entre elles dans un réseau aussi étendu que nécessaire et sans gestion centralisée.
Ce qui était un frein au commerce dans d'autres cas devient ainsi un nouveau moyen de développement économique.
Ce que le commerce local ne permet pas d'offrir est accessible après d'autres communautés et dans sa propre monnaie.
Pour bien comprendre nous pouvons faire un rapprochement avec l'Internet. Chacun de nous dépend d'un opérateur fournisseur d'accès au réseau général. Ce n'est que par son intermédiaire que chacun accède au réseau. C'est par l'intermédiaire de l'opérateur local (Bizou-Box) que chaque adhérent d'une communauté accède au réseau d'échange intercommunautaire.
Nous pouvons aussi bien considérer la SMM prise dans son ensemble comme un vaste réseau d'échange (Internet des échanges commerciaux) que les différentes SMM comme monnaie locale. Locale en autonomie de gestion et interconnectée de communauté à communauté.
Cela donne à la SMM une portée insoupçonnée, pratiquement sans limites, détrônant toutes les autres tentatives de création de monnaies universelles.
Nous remarquerons que cela est du au système d' Unité de Valeur adopté indépendant des monnaies traditionnelles.


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A priori, sur le plan juridique, en France, la SMM ne devrait pas être considérée comme une monnaie au sens propre mais comme "titres de monnaies locales complémentaires sous forme électronique "au sens de l’article L315-1 du CMF. qui prévoit (article L525-5) des possibilités d'exemption d'agrément, lorsque leurs opérations d'échange sont réalisées au sein d'un réseau limité d'accepteurs.
Lorsque les TMLC sont émis sous forme électronique, soit sous forme de carte ou sur un site Internet contre remise d’euros, il s’agit dans ce cas d’émission et de gestion de monnaie électronique au sens de l’article L315-1 du CMF.
Conformément à l’article L525-3 du CMF, l’émission et la gestion de monnaie électronique sont réservées aux établissements de crédit et aux établissements de monnaie électronique.
Le CMF prévoit des possibilités d'exemption d'agrément pour les entreprises qui proposent des services bancaires de paiement (article L511-7, II), des services de paiement (article L521-3, II) ou de la monnaie électronique (article L525-5), lorsque leurs opérations sont réalisées au sein d'un réseau limité d'accepteurs, ou qu'elles portent sur un éventail limité de biens ou services.
Il est précise que le régime de ces exemptions est déclaratif, l'exemption étant accordée à l'émetteur de l'instrument de paiement. Chaque projet nécessite donc une exemption individuelle accordée par l'ACPR.
Il conviendrait de s'assurer que les possibilités d'échanges intercommunautaires ne risquent pas de faire sortir la SMM des limites du "réseau limité" au sens de la loi et du décret n° 2015-858 du 13 juillet 2015 relatif aux statuts des sociétés commerciales ayant la qualité d’entreprises de l’économie sociale et solidaire.

Chaque pays ayant ses propres règlements en la matière, la plus grande prudence est de règle et le sujet considéré comme un cas d'espèce par des spécialistes locaux.


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La SM est de nature à créer un développement économique venant en supplément à l'économie nationale. Elle n'emprunte rien à celle-ci . Elle se contente d'exploiter une richesse jusqu'ici négligée sur le plan économique. Elle est génératrice d'un accroissement du PIB
Elle ne touche en rien les règles fiscales et sociales nationales qui s'appliquent intégralement au surcroit d'activité économique qu'elle génère.
La SMM ne fait que modifier les modes de paiement " payé en SMM " apposé sur toutes factures sans autre action sur les règles comptables, qu'il s'agisse d'échanges de biens ou de services.
Fiscalement la SMM n'est qu'un mode de paiement supplémentaire à traçabilité accrue par rapport aux monnaies fiduciaires (pièces et billets)


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Le concept d'une monnaie qui ne soit plus boursière comme sont les monnaies traditionnelles, implique une mathématique de calcul de sa valeur journalière.
Telle que décrite la valeur de la SMM dépend de l'usage qui en est fait, plus précisément du "bien être" sociétal qu'en rient ses utilisateurs.
Le premier bénéfice qu'apporte une monnaie est de faciliter les échanges en d'autre terme d'engendrer une "économie"
Son rôle ne s'arrête pas la. Elle a un rôle sociétal de mise en relation de ses utilisateurs, d'accomplissement personnel au travers d'activés rémunérées ou non.
Elle a également un rôle au travers des investissements qu'elle permet de réaliser.
Tout cela entrent dans les "bienfaits" qu'elle apporte à ses utilisateurs.
Pour ce qui est de la part activité économique une monnaie dont la gestion est centralisée permet facilement et au jour le jour de mesurer l'activité qu'elle engendre.
Les autres éléments ont un caractère beaucoup plus subjectif. Nous pouvons, cependant, considérer que les "bienfait" qu'ils apportent sont directement liés aux moyens qui leur sont accordés.
Il n'est que du "bon usage" fait des moyens accordés pour que les "bienfaits" qui en découlent leurs soient proportionnels.
Sous cette réserve, il devient possible d'objectiver monétairement chaque action engagée grâce à la monnaie et donc d'accorder à celle-ci les mérites qui lui reviennent.
Il appartient à la Société (en l'occurrence à la communauté) de définir le "bon usage" de SA monnaie.
Cependant, ce bon usage a valeur très concrète. Le bons usage d'un aport monétaire est celui qui valorise le patrimoine commun avant tout aux yeux de ceux qui en profitent mais aussi aux yeux de ceux qui aimeraient en profiter.
Loin d'être subjectif le" bon usage" est celui qui donne valeur égale au patrimoine commun.
" combien donnerait on pour être usager de ce patrimoine"
De manière indirecte nous trouvons là la valeur boursière de la SMM. C'est une valeur boursière qui ne porte pas directement sur la monnaie elle-même mais le "bienêtre" qu'elle permet de créer.

Dans ces conditions (la réserve de "bon usage" la valeur de la SMM à un instant T se déduit d'un calcul très simple. Ce calcul est opéré par le serveur de gestion de la communauté sur la base d'un algorithme spécifique mais commun à toues les SMM.

Fondamentalement, pour une communauté s' "approprier sa monnaie" devrait consister à choisir les valeurs qu'elle entend promouvoir.
Ces valeur peuvent être économiques, sociétales, culturelles, environnementales... chaque communauté peut désirer tel ou tel mode de vie. Chacun devrait pouvoir décider de ce qui est pour lui le "bon usage" de SA monnaie.
C'est en cela que la SMM sort du rang en valorisant les éléments de bien commun inchiffrables autrement qu'en terme de "service rendu". C'est en cela surtout que la notion de "bon usage" permet de s'affranchir de celle de "rentabilité" propre aux monnaies assises sur des valeurs métérielles.


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Questionnement

Il est probable que les qualités sociales, sociétale et économiques de la SMM soient reconues de tous.
Cependant aux yeux de l'utilisateur, de la "ménagère" il se peu que cette nouvelle forme monétaire, avec les contraintes qu'elle impose, reste une monnaie comme les autres. Il faut payer son pain, Elle n'empêche pas de connaitre les" fins de mois". Le revenu de croissance, quelques centimes ou quelques Euros par mois ne changent pas fondamentalement le revenu individuel.
Si la SMM est bien sensée apporter un développement économique local, celui-ci n'est pas réservé aux seuls adhérents de son système monétaire. Tous les habitants de l a localité en profitent qu'ils soient adhérents ou non.
Il faut sans doute aller chercher du coté d'un comportement citoyen ou identitaire les raisons d'adhésion à la communauté restreinte des usagers de cette seconde monnaie.
Tout le monde peut s'accorder sur les mérite de la SMM sans éprouver le besoin d'en être acteur personnellement.
Seule l'expérience sera en mesure de déterminer le comporteent individiel dont pourtant dépend l'avenir du projet et l'adoption de cette nouvelle forme de monnaie dans les incitatives de création de monnaies locales.
C'est la grande question posée.




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Il reste évidemment, si nous voulons sortir de l'utopie, sortir de l'imaginaire, à justifier les suppositions que nous avons du faire. Il reste le "comment faire" mais le comment faire c'est de la technique, c'est déjà du développement, ce sera le grand, grand, chapitre suivant.
Comment faire, dans quel domaine, avec quelles limites et dans quelles conditions, comment tout cela se transforme-t-il en un véritable projet cohérent. C'est cela que nous allons exposer de manière aussi détailée que posible pour permettre la concrétisation du projet





Deuxième partie
Le COMMENT




Nous allons dans un premier temps nous en tenir aux principes généraux qui vont permettre dans un premier temps de donner une forme un peu plus concrète au concept de SMM tout en montrant que le principe de son fonctionnement n'est pas si éloigné de ce que l'on connait de certaines monnaies complémentaires.

Tout d'abord il s'agit d'une monnaie électronique donc purement scripturale. C'est une monnaie qui ne supporte aucune forme matérielle, pièce ou billets. dont il serait impossible de suivre les échanges.
Nous avons vu que la valeur d'échange de la SMM était en liaison avec l'usage qui en est fait, pourrait on dire avec son taux d'utilisation, avec la valeur marchande des objets et services qu'elle permet d'engendrer.
Il est nécessaire pour cela d'être en mesure, d'une manière centralisée, de totaliser le montant de chacun des transferts.

C'est une monnaie dont la gestion est centralisée sur micro serveur dont la tâche est d'une part d'assurer l'application d'un algorithme spécifique chargé de faire respecter les diverses règles que nous avons évoqués et de proposer toutes les fonctions que l'on est en doit d'attendre d'un service bancaire habituel. En plus c'est à lui que revient d'assurer les moyens d'acquisition, c'est à dire d'échange de cette monnaie contre de la monnaie traditionnelle.
Nous verrons par la suite que cet outil de gestion permet aussi d'offrir de nombreux services auxiliaires. Il ne se contente donc pas seulement de la gestion et de l'administration purement monétaire mais est en même temps il est un outil facilitant l'usage de la monnaie. Il s'agit de choses bien distinctes. Les premières que nous dirons "partie algorithmique" est contractuelle à la SMM donc absolument figée, la seconde faite pour répondre aux besoins spécifiques locaux.

C'est une monnaie qui s'échange par SMS. Il s'agit là d'un choix justifié par le fait qu'aujourd'hui tout le monde dispose d'un téléphone portable, même le plus basique pour certains, capable de servir de terminal de paiement. Il n'st pas exclu qu'a terme, en fonction des développement technologique et leur pénétration dans la population, ce choix soit remis en question. Il ne s'agit pas là d'une condition absolue.

C'est une monnaie non convertible. S'il est possible d'acquérir de la SMM en échangeant pour cela de la monnaie traditionnelle, l'opération inverse n'est pas possible
Nous verrons par la suite comment, pour les commerçants, la SMM peut être convertie en "reconnaissances de dette" elles payable en monnaie traditionnelle

Cette monnaie s'adresse à des communautés d'utilisateurs d'aspiration partagées, de quelque centaines d'adhérents, à au plus quelque milliers ( conseillé de 500 à 1500 adhérents) dans le but de former des collectivités à taille humaine. Ces communautés peuvent avantageusement être des associations de fait ou d'une quelconque forme juridique.

Une communauté se fixe un numerus clausus d'adhérents. Il s'agit dès le départ de limiter le nombre de participants majeurs utilisateurs de la monnaie. Nous le comprendrons mieux par la suite, cette règle à pour but essentiel de valoriser l'appartenance à la communauté.
Il devrait s'agir d'une règle assez souple pour pouvoir, en surnombre, octroyer une place communautaires aux enfants d'adhérents leur majorité venue. Cette dérogation doit être là pour permettre à toute communauté de respecter son développement démographique.

La SMM est une monnaie de dotation. Tout adhérent entrant dans la communauté se voit "doté" d'un nombre déterminé d'unité monétaire, en l'occurrence 50 unités. Ces unités monétaires, à la valeur du jour de la monnaie, sont portées à son compte dès son inscription comme adhérent, et immédiatement disponibles à son profit.
Ces unités monétaires sont crées à son intention. Il s'agit de la seule création quantitative possible de SMM.
Il s'en suit donc que la quantité de monnaie crée est strictement proportionnelle au nombre de participants de chaque communauté.

La SMM est une monnaie volatile (à ne pas confondre avec les monnaies dites fondantes)
Si un adhérent devait un jour se retirer de la communauté le montant quantitatif de sa dotation serait évaporée, c'est à dire retirée du circuit monétaire en prélevant ce montant sur le compte des autres adhérents proportionnellement au capital qu'ils détiennent.
Cette disposition rjout la disposition précédente pour maintenir la quantité de monnaie en circulation strictement proportionnelle au nombre de ses utilisateurs

Il est considéré que la création d'une communauté est en soi une richesse. Le fait pour des individus isolés de se regrouper dans un objectif commun, de définir entre eux des règles de vie commune, de s'être désigné des représentants, d'avoir opté pour la SMM comme monnaie d'usage, représente déjà un bien collectif à porter au crédit de la SMM

La SMM est une monnaie à taux de conversion variable. Cela veut dire qu'elle change journellement de valeur par rapport aux autres monnaies. Dans les fait elle change de valeur par rapport à une base exprimée dans une unité universelle sans lien direct avec les valeurs matérielles. Cette unité dite UV (Unité de valeur) est en rapport a vec le contenu du "panier de la ménagère", considéré comme la base de qualité de vie.
Le lien entre la SMM et les monnaies traditionnelle ne se fait que par l'intermédiaire de cet élément indépendant, d'une grande constance dans l'espace et le temps.

La valeur de la monnaie SMM est déterminée journellement par exploitation numérique de données acquises par le micro-serveur propre à chaque communauté. Elle tient compte de deux éléments de nature différente : d'un coté l'activité économique engendrée de l'autre l'immobilisation financière au profit de la communauté. Cette valeur résulte d'un calcul formel qui est présumé refléter l'appréciation d'observateurs extérieurs, informelle celle là, des mérites de l'usage e la monnaie SMM

Les échanges sont libellé en monnaie traditionnelle. Il revient au serveur d'assurer la convection en SMM. Cette disposition à pour but d'éviter le double étiquetage des prix de vente et ne pas troubler l'échelle de valeur des utilisateurs.

Les échanges entre adhérents se font de compte à compte directement en unité monétaire, exclusivement à la demande du payeur.

Les échanges entre adhérents et commerçants se font indirectement. Les unités monétaires versée par le client sont immédiatement reprises par le système et portées à son propre compte. En échange le système crédite le commerçant d'une reconnaissance de dette dont le montant est exprimé en Unité de Valeur. Cette disposition a pour premier objectif de mettre le commerçant à l'abri des variations journalière de cours de la SMM

Les reconnaissances de dette du système vis à vis des commerçants, exprimée en UV sont payable en monnaie traditionnelle avec un léger différé ( 15 jours fin de mois par exemple)
Ce sont des reconnaissances de dettes au porteur par conséquent négociable entre commerçants ce qui correspond pour eux à un véritables système de compensation équivalent à une monnaie professionnelle.

Les variations journalière de valeur de la SMM à la hausse comme à la baisse sont de fait des création et destructions monétaires.
Les perte de valeur, variation à la baisse de la valeur de la SMM sont répercutée directement et naturellement aux adhérents proportionnellement à la richesse détenue par chacun. La valeur de l'unité monétaire venant à baisser la richesse, exprimée en monnaie officielle, portée au compte des chaque adhérent diminue proportionnellement
La prise de valeur, variation à la hausse de la valeur de la SMM est répartie de manière uniforme entre tous les adhérents indépendamment du capital détenu par chacun.
Il s'agit d'une opération effectuée en deux temps :
- dans un premier temps la compression du montant monétaire détenu pour teir compte de la variation de valeur de la SMM avec conservation du capital détenu
- dans un second temps allocation à chacun d'une part égale de la création monétaire résultant de la variation de cours de la SMM.


Comme nous pouvons voir, cette description de la SMM ne comporte que très peu d'éléments vraiment spécifiques :
- le fait qu'il s'agisse d'une monnaie de dotation
- le fait qu'il s'agisse d'une monnaie volatile
- le fait que la valeur de la SMM soit déterminée journellement par calcul formel
prenant en compte l'activité commerciale engendrée et les immobilisations qu'elle permet de financer
- le fait surtout que les variations de valeur, correspondant à de la création et destruction monétaire, sont répercutées différemment vis à vis des adhérents, selon qu'elles soient à la hausse ou à la baisse.






ANNEXES




la "Vie Bonne"

Vous aimeriez comprendre le concept sur lequel repose la SMM ? Alors imaginons, imaginons simplement qu'un groupe, une commune, une petite ville, un village, un quartier, décide de se faire, pour eux, la "vie bonne".
Le "vie bonne", cela veut dire quoi ? Pour un petit groupe comme celui dont nous parlons, disons de 1000 personnes, la "vie bonne" serait sans doute de disposer de commerces de proximité pour éviter d'avoir à se déplacer à la ville voisine pour le moindre achat. Ce serait, presque surement, d'avoir un peu plus d'argent, un peu plus de pouvoir d'achat, pour satisfaire ses besoins. Ce serait sans doute le plaisir de se rencontrer, d'échanger quelques mots, de bien s'entendre, d'être apaisés socialement, de trouver une vie communautaire sécuritaire, associative, culturelle dans le respect environnemental .... à chacun de définir ce qui pour lui, de manière collective et solidaire, contribuerait à ce que pour lui la vie soit la plus agréable possible.
Pourquoi un groupe de 1 000 personnes ? parce qu'il faut être assez nombreux pour construire un véritable environnement mais également en nombre assez limité pour partager les mêmes valeurs, pour se connaitre, pour se reconnaitre dans une communauté à taille humaine, .
Imaginons, nous avons le droit de tout imaginer, qu'un groupe, nous dirons une communauté, ait trouvé le moyen de parvenir à ses fins, de s'être fait la "vie bonne" comme nous venons de la définir, la vie dont vous et moi rêvons.
Nous sommes leurs voisins, nous les voyons vivre. Alors qu'a priori rien ne nous distingue d'eux, nous dirons toutes choses égales par ailleurs, nous constatons que la vie est meilleure pour eux que pour nous. Nous les envions, nous aimerions être à leur place. Nous serions prêts à payer quelque chose pour prendre la place d'un des leurs, pour offrir à notre famille, à nos enfants, la "vie bonne" qu'ils ont su se créer. Combien donnerions nous pour cela ? Cela dépend évidemment du degré de vie bonne qu'ils ont su se créer, des choix qu'ils ont su opérer par rapport à nos orientations personnelles.
Disons par exemple 300 ou 500 € ..... ce qui voudrait dire que l'on estime la richesse qu'ils ont su créer collectivement à 300 000 ou 500 000 € ( 300 x 1 000 ou 500 x 1 000 adhérents )
C'est une vraie richesse que la collectivité aurait réalisé, saurait réunir, si chacun des adhérents devait laisser sa place à quelqu'un qui les envie.
C'est une richesse qui peut servir de base à appuyer une monnaie, à faire une monnaie d'un nouveau type, une monnaie qui ne s'appuie pas comme les monnaies que l'on connait jusqu'ici sur une richesse existante mais sur la richesse qu'elle permet de créer.
Cette monnaie pourrait être exploitée justement à créer du bien être, de la "vie bonne"
Cette "vie bonne" qui à donné naissance à la richesse (300 ou 500 000 €) et qui peut être partagées par les adhérents sous forme d'un pouvoir d'achat. C'est ce pouvoir d'achat qui à son tour devient susceptible d'alimenter un ou deux commerces, de créer de l'activité économique, de générer des emplois, de faire que la communauté trouve un développement social, culturel, associatif .. tout ce que nous avons appelé de la "vie bonne".

C'est là le secret qui fait que notre supposition tient la route , qu'elle peut être autre chose qu'une vue de l'esprit, une simple hypothèse. Elle s'appelé la SMM.
Les 300 ou 500 000 € qui constituent la richesse collective de la communauté forment l'assise d'une monnaie locale. Une monnaie partagée entre les adhérents, une monnaie qui vient accroitre leur pouvoir d'achat et permet ainsi le développement économique de leur communauté.
Ce n'est pas la SMM qui crée le développement économique, elle n'est que l'outil de ce développement. C'est le développement qui crée de la richesse et, en suite, la richesse crée de la vie bonne. Finalement; la "vie bonne" supporte la valeur de la monnaie, cette monnaie qui permet de se créer la "vie bonne".
C'est un cycle vertueux .... il devrait pouvoir s'étendre à l'infini.
En fait le développement est limité par la satisfaction des besoins des adhérents et par le potentiel local. Il ne s'agit pas d'une croissance infinie, mais d'une croissance qui tend vers le maximum de "vie bonne" que peut offrir l'environnement et le milieu naturel.
N'est ce pas là l'idéal vers lequel devrait tendre toute économie ? Au premier jour de sa création la monnaie SMM n'a aucune valeur puisqu'elle n'a pas encore créée de vie bonne. Cependant, le simple fait d'avoir su réunir une communauté, d'avoir su lui donner un sens économique, d'avoir défini les valeurs qu'elle se proposait de promouvoir, cela lui donne déjà un contenu, c'est en soi une certaine richesse. C'est elle qui fourni à la SMM sa valeur d'amorçage.
Très progressivement, au fur et à mesure de son utilisation la SMM va créer de l'économie, elle va créer de la richesse et la monnaie va prendre de la valeur et cette richesse sera partagée égalitairement entre tous les adhérents.
Chaque communauté, à son rythme et selon les règles qu'elle se sera fixée devrait disposer d'une monnaie qui lui est propre, de valeur fixée par l'envie qu'elle suscite auprès d'observateurs extérieurs, cela fait autant de monnaies que de communautés.
Cependant toutes ont un même but : créer de la "vie bonne". Ce but commun permet de choisir une "unité de mesure universelle" (UV unité de valeur) Il en est une, à la fois indépendante de l'espace et du temps, qui n'est autre que le besoin humain caractérisé par "le panier de la ménagère". C'est l'élément premier de la "vie bonne", manger à sa faim, disposer de ce qui est indispensable à la vie.
La valeur de la SMM se chiffre en contenu du panier de la ménagère, que celui-ci soit constitué de poireaux et de radis, de han burger, de sushi, ou pour Madame Cro-Magnon de côtelettes de dinosaure. Une valeur de tout temps et de tout lieu. Non pas le prix du panier exprimé en une quelconque monnaie, mais bien en contenu du panier. Il se trouve que par ailleurs, de manière très indépendante de ceci, au travers de la PPA (parité de pouvoir d'achat) les économistes formulent et déterminent pour tous les pays de la planète et année par année, exprimé en dollars, cette valeur de panier. Grace à cela et aux taux de change des monnaies, un petit calcul permet de déterminer la valeur de l'UV dans toutes les monnaies et pour toutes les parties du monde.
Ainsi et grâce à cela, la SMM, tout en étant une monnaie locale propre à chaque communauté devient une monnaie universelle permettant les échanges intercommunautaires et internationaux. Une monnaie s'exprimant en "vie bonne", choisie, gérée, valorisée au niveau de petites communautés, permettant tous les échanges possibles intercommunautaires.

La SMM n'a pas vocation à devenir monnaie de substitution. Elle n'est que monnaie complémentaire locale. Elle a pour particularité, par rapport à toutes les autres monnaies locales, d'être tout a fait indépendante, de ne nécessiter ni apport initial ni subventions d'aucunes sorte. Chacun, quelques soient ses moyens, où qu'il se trouve et quel qu'il soit, peut décider de la création d'une communauté et de la mise en place d'une SMM. La seule imposition est le respect des règles de valorisation (algorithme) de sa monnaie et la gestion démocratique de sa communauté.
Le concept s'appui sur un travail théorique important : théorie des échanges, théorie quantitative de la monnaie, théorie des flux ..... Cette partie théorie n'a pas sa place ici, elle relève du travail de spécialistes, d'économistes et de sociologues. Elle met en évidence des caractéristiques très spécifiques de ce type de monnaie : une création sans apport initial, une vitesse de circulation constante, une adaptation permanente de la masse monétaire aux besoins de l'économie (sans recours à l'endettement) et surtout le fait d'éviter la spéculation.
Sur le plan sociétal, le concept apporte avec la préservation du capital et la distribution égalitaire de la richesse crée, un système monétaire parfaitement équitable sans nécessité de recours à des règles plus ou moins hasardeuses et discutables de redistribution de richesse. De plus, c'est à notre connaissance le seul concept monétaire capable de prendre en compte l'activité non marchande.
Mais c'est surtout sur le plan philosophique que le concept se révèle innovant.
Commercer dans une monnaie dont l'unité est de la "vie bonne" change totalement le rapport à l'argent. Le concept donne un tout autre sens aux échanges.
Acheter et payer en "vie bonne" incite à se poser la question de la pertinence de l'achat, "tel objet que je convoite vat-il vraiment me faire la vie meilleure ?
Vendre en monnaie "vie bonne" conduit à se poser la question de savoir si l'objet vendu est bien de nature à rendre la vie meilleure pour celui qui l'achète.
Conceptuellement la SMM donne un autre sens au commerce et au rôle de la monnaie.
La richesse n'est plus bonheur de vie, mais le bonheur de vie devient une richesse.
La paix sociale, la sécurité, la vie associative et culturelle tout comme le respect de l'environnement deviennent éléments de richesse au même titre que la possession monétaire et le développement économique,
Selon des choix vie assumés par chacun dans le cadre de petites communautés dont il est membre.et responsable, pouvoir échanger avec d'autres ayant fait des choix différents, grâce à une monnaie uniquement basée sur la "vie bonne" des uns et des autres devrait être de nature à changer à changer les rapports humains
. La SMM ce n'est que cela ...une monnaie concrète, ressentie, maitrisée, en d'autres mots humaine
Si nous en revenons à sa définition :
" la SMM est une monnaie qui se fait toute seule dont la valeur dépend de son utilisation en s'appuyant sur la richesse que son usage permet de créer nous voyons que nous sommes face à une monnaie fondamentalement différente des monnaies traditionnelles.

Qu'il s'agisse du Bizou, orienté monnaie locale, ou du Talent orienté monnaie intercommunautaire, il s'agit du même concept de monnaie assise sur la richesse qu'elle permet de créer.
Ce sont des monnaies d'usage, scripturales, algorithmique qui s'échangent pas SMS. et par cartes de paiement sans contact, selon une technique qui s'apparente beaucoup à celle d' Internet.
La technologie proposée consiste à centraliser les traitements au niveau communautaire sur des serveurs (Bizou-Box) mis à disposition par des fournisseur d'accès au réseau décentralisé traitant les échanges intercommunautaires (très avantageusement les opérateurs téléphoniques)
Il s'agit d'une technologie de pointe basée sur un logiciel open source qui tend à réduire drastiquement les transferts en monnaies nationales (échanges seulement entre opérateurs).
Tout le système est conçu dans un esprit d'économie de moyens adapté aux pays en développement (simple téléphone portables - équipements non spécifiques)

Nous pensons qu'il s'agit là de la monnaie qui par ses caractéristiques et ses qualités répond aux attentes de la nouvelle économie et aux désirs souvent formulés de maitrise de l'agent d'échange par les usagers.




PARTIMOINE


Tout adhérent détient un patrimoine correspondant à la part de richesse commune qu'il a contribué à créer et qui lui revient. C'est un bien personnel.
Tant qu'un adhérent fait partie de la communauté son patrimoine est immobilisé à son nom.
Il est pour la communauté sa garantie de solvabilité. Le système exerce cette garantie en privant l'adhérent de son droit de "succession" jusqu'a épuration de ses comptes ou respect des conditions imposées par le règlement intérieur de l'association.

Le jour où un adhérent, libéré de ce droit de succession, décide de sortir de la communauté il peut librement choisir son éventuel successeur et lui transmettre son patrimoine.
Le patrimoine de chacun à un jour J est évalué officiellement à 50 unités monétaires au cours du jour cependant il se négocie librement entre adhérent désirant ou étant amené à quitter la communauté et personne désirant prendre sa place au sein de celle-ci.
Le nouvel arrivant se trouve à son tour doté par création monétaire de 50 unitées à la valeur du jour, de telle sorte que son inscription en tant que nouvel adhérent ne devrait rien lui couter Il achète un droit d'entrée et reçoit à son arrivée un doté du même montant

Cette disposition, parfaitement égalitaire, fait d'une part qu'un adhérent quittant le système se retrouve à la tête d'un petit pécule fruit de sa participation au sein de la communauté, d'autre part ce patrimoine est caution de son bon comportement et garanti d'un petit découvert couvrant les menues dépenses.


THENIQUE DU BACKLESS
Cette technique concerne les échanges intercommunautaires par lettre de change
Les échanges intercommunautaires, qu'ils soient entre particulier ou entre particulier et commerçants, se font sans transfert de monnaie. Ce ne sont que des "lettres d'échange de system à système, précisant l'émetteur, le destinataire et la somme échangée exprimée en UV.
Cette technique considère que toute lettre de change envoyée par un émetteur est bien prise en compte et traitée par le système destinataire, sans que celui-ci n'ait à en accuser réception.
Cependant, un courrier peut s'égarer, être altéré au cours de l'envoi ou avoir été émis par une personne n'étant pas l'émetteur présumé.
Dans un cas comme dans l'autre il incombe au système émetteur d'annuler les opérations qu'il aurait pu effectuer sur le compte de l'émetteur et informer celui-ci que l'opération demandée n'a pas eu de suites.
Pour savoir si l'opération a bien eu lieu et a bien été traitée par le système destinataire, le système émetteur doit vérifier que l'opération a bien été traitée et comme telle a bien été portée au journal de l'émetteur. C'est ce report qui sert, en temps différé, d'avis de réception
A réception d'une lettre de change le système doit, avant de la prendre en compte, s'assurer :
- que le destinataire final appartient bien à sa communauté (exactitude de l'adresse )
- que le courrier lui est bien parvenu dans les temps (Timeout de 24 ou 48 heures)
- que le courrier n'a pas été altère au cours de sa transmission
- qu'il provient bien du bon émetteur dument authentifié (pas seulement identifié)

Ces deux dernière opérations se font par exploitation de la signature du document.
Cette signature intègre trois fonctions : l'identification de son émetteur , l'authentification de ce dernier (qu'il a bien utilisé le code secret qu'il est seul à connaitre) , et l'intégrité du message reçu par rapport au message émit.
Cette fonction est assurée par un algorithme spécifique, propre à l'application, qui a la particularité de ne pas nécessiter la transmission du code secret au destinataire.
En très grande partie la technique Backless repose sur cet algorithme.

Ces vérification faites le système récepteur se doit d'effectuer les opérations demandées et en porter mention au bloc journal en date du traitement.

Il appartient au service émetteur de vérifier qu'il est bien fait mention, dans le temps donné, de l'opération désirée au journal du destinataire. Si non il a devoir d'annuler l'opération engagée et de prévenir l'émetteur de l'échec de sa demande.

Cette technique est particulièrement économe en transmission d'informations et de plus ne vérifie pas seulement la transmission des ordres mais de leur bonne exécution.
Elle est à la base de tous les échanges intercommunautaires.


THECHNIQUE DU TIERS PAYEUR

La SMM n'est pas une monnaie de possession elle st une monnaie à preuve d'avoir.
Vous possédez de la monnaie traditionnelle, vous pouvez la placer dans votre portefeuille, dans un coffre ou la confiée à une banque, sans avoir à en justifier l'origine.
La SMM (tout comme le Bitcoin) est une monnaie dont vous ne pouvez que prouver qu'elle est bien votre par l'enchainement des opérations effectuées, consignée dans un journal publique, qui permet de retraçer l'historique de tous les échanges.
Ce journal n'est publié qu'a intervalle de temps régulier (la journée). Il ne permet donc pas de connaitre l'état de votre compte à l'instant T. Seul le système auquel vous appartenez peut déterminer, en fonction de l'état au jour J-1 et des opérations du jours, l'état précis d'un compte à l'instant T.
Il appartient au système de disposer, par ses propres moyens, de l'état des comptes actualisé des adhérents de sa communauté comme de publier journellement l'ensemble des opérations effectuées.

Bien que toute opération de transfert semble se passer directement de compte à compte, les choses se passent en deux opérations :
- une première opération de prélèvement sur le compte de l'émetteur au profit du système auquel il appartient, sous les réserves habituelles d'état du compte
- suivi d'une opération de virement du système du montant concerné, vers le compte du crédité
Cette technique implique la responsabilité du système, c'est à partir de son compte que sont crédités les destinataire d'un échange. C'est cette technique qui permet le change d'une unité monétaire en une autre en particulier le passage en Unité de Valeur lors des transferts vers des commerçants ou dans le cas d'échanges intercommunautaires.
En clair, tout virement se fait au compté du système auquel appartient le créditeur. Tout paiement est effectué par le système agissant en qualité de tiers payeur
S'est cette technique qui rend la SMM universelle alors qu'elle est et reste monnaie de valeur locale.


TECHNIQUE D'AUTHENTIFICATION

L'authentification de l'émetteur d'un ordre se fait par signature de 5 caractères à usage unique du document concerné.
Cette signature est obtenue à partir d'un code secret seulement détenu par l'adhérent, Code qui lui est transmit lors de son inscription est un code privé. Un code publique à usage unique, lui est transmis sur demande par le système.
Ce dernier code de 10 caractères entre comme élément d'une matrice de deux lignes
EX:
 1 2 3   4 5 6   7 8 9   0
V C U J S R G H Z A ----------- caractères au hasard valable 1 fois
muni de son code secret à 5 chiffres par exemple 36 812
l'opérateur compose facilement sa signature
dans l'exemple URHVC

Le code secret découle indirectement du hachage de l'identifiant téléphonique de l'adhérent,
La relation entre identifiant et code secret est univoque. L'identifiant ne permet que préciser si un code secret qui lui est associé est plausible ou non.

Dans le cas des usagers ne disposant que d'un simple téléphone portable la matrice est transmise par SMS court ne faisant qu'apparaitre temporairement à l'écran sans mémorisation.
Dans le cas d'applications Smartphone ou sur PC ce code public est déterminé directement par la machine à partir du hachage du message transmit ce qui le rend aléatoire.
Il s'git donc pas d'un cryptage à proprement parler mais seulement d'une vérification à 3 composantes compatibles ou non : l'identifiant, le texte transmit et la signature de l'émetteur L'avantage de cette disposition est la lisibilité d'un texte en clair et de ne pas avoir à partager de code secret. (Code source sur demande dans le cas de développement open source )



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